Mars 2012: l'IOF encore modifié!

 

Le Ministre des Finances Guido Mantega n'en finit pas de protéger l'Economie brésilienne de la guerre des monnaies. Afin de limiter la hausse de la devise brésilienne contre les devises de ses principaux partenaires et concurrents commerciaux, le gouvernement avait déjà mis en place une taxe sur les entrées de devises! En effet, avec les taux réels les plus élevés du monde et une économie en plein boom, de nombreux spéculateurs sont tentés de faire du "Carry trade". Ces entrées de devises font monter le Réal dangereusement pour l'économie, et notamment l'industrie brésilienne: 1 USD vaut aujourd'hui 2.02 Réal. 

 

Afin de limiter ces entrées de devises spéculatives, mais sans pénaliser les investissement de long terme (FDI), Guido Mantega a annoncé que l'IOF de 6% serait prélevé sur tous les investissements au Brésil ayant une échéance inférieure à 5 ans! Cette échéance était auparavant de 3 ans.

 

 

 

 

Dilma élue présidente du Brésil

BRASILIA, 31 octobre 2010 (AFP) - Dilma Rousseff, la dauphine de Lula, a été élue première femme présidente du Brésil avec 55,9% des voix sur 99% des suffrages dépouillés au second tour dimanche de l'élection présidentielle du Brésil, a annoncé le Tribunal électoral supérieur (TSE).   Son rival social-démocrate José Serra, soutenu par la droite, a obtenu 44%.

Ce pourcentage signifie que la candidate du Parti des Travailleurs (PT-gauche) de Lula a reçu 55 millions de voix.

Près de 136 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche au Brésil où le vote est obligatoire mais cette élection a été marquée par une absention élévée de 21,4%, selon le TSE.

Débat télévisé tendu au Brésil avant l'élection présidentielle

Distancé dans les sondages, le candidat de la droite brésilienne, Jose Serra, s'en est vivement pris à Dilma Rousseff, l'accusant de corruption et de manoeuvres électorales lors d'un débat télévisé dimanche soir.
L'ex-secrétaire générale de la présidence de Luis Inacio Lula da Silva, qui brigue sa succession, est donnée largement favorite du scrutin et, à en croire les sondages, pourrait même l'emporter dès le premier tour, le 3 octobre.
Mais elle a été placée à plusieurs reprises sur la défensive lors du débat télévisé par la chaîne Rede TV auquel participaient trois autres candidats, dont Serra.
Dilma Rousseff a dû s'expliquer sur les allégations de corruption visant des membres de son Parti des travailleurs et sur les attaques contre les méthodes de son équipe de campagne. Il lui a fallu également défendre les liens entre Lula et l'Iran.
"Leur démocratie fait partie de ces pays qui se servent de l'appareil d'Etat pour protéger leurs camarades et persécuter leurs adversaires", a dit Jose Serra de la république islamique.
L'ancien gouverneur de l'Etat de Sao Paulo n'a plus que trois semaines pour tenter de renverser la tendance. Les derniers sondages le donnent à 23 points derrière la favorite du scrutin.
Depuis des semaines, il accuse le Parti des travailleurs de Lula et Rousseff d'avoir eu accès illégalement aux dossiers fiscaux de sa fille et d'autres membres de son parti, le Parti social-démocrate brésilien (PSDB), afin de monter des dossiers contre eux - accusations rejetées par le parti au pouvoir.
Les révélations ce week-end de l'hebdomadaire Veja sont tombées à point nommé pour lui: selon le magazine, Erenice Guerra, une des anciennes collaboratrices de Dilma Rousseff aujourd'hui secrétaire générale de la présidence, aurait fait profiter le cabinet de conseil de son fils de rétrocommissions versés dans le cadre de l'attribution de marchés publics.
"Je ne tolérerai pas d'être jugée sur ce qui est arrivé au fils d'une ancienne collaboratrice", a répliqué Dilma Rousseff, déclarant qu'une enquête devrait établir les agissements du fils Guerra mais qu'elle même n'avait aucune responsabilité dans cette affaire. "Ça sent la manoeuvre électorale, à l'image de ce qui a été constamment fait contre moi et contre mon équipe de campagne", a-t-elle ajouté.
Aux journalistes, elle avait déclaré tard samedi soir que ses adversaires recherchaient une "formule magique" pour la battre. "Je suis désolée de leur dire qu'ils ne la trouveront pas", poursuivait-elle

 

LES ANNEES LULA

 

 

 Dans un journal brésilien, un article nous présentait une journée dans la vie du président actuellement en campagne pour les élections d’octobre qui décideront de son successeur. La journée de Luiz Inácio Lula da Silva commence avant le lever du soleil, à l’entrée d’une usine automobile de São Bernardo do Campo, dans la région industrielle de Sao Paulo où il s’est distingué comme chef de syndicat mettant au défi la dictature militaire il y a 30 ans.

SAO PAULO – Le but de la visite du président brésilien est de soutenir la candidate qu’il a choisie lui-même et qu’il appuie : Dilma Rousseff, ancienne ministre en chef de sa « maison civile » et architecte principale du programme d’investissement de l’état dans les infrastructures conçu en 2007 pour dynamiser la croissance. Plus tard dans la journée, Lula rencontre les chefs d’entreprises d’infrastructures dans un hôtel luxueux en centre ville. Il les appelle « camarades », s’adressant à eux comme il s’est adressé aux ouvriers quelques heures plus tôt.

Aujourd’hui, les patrons brésiliens acclament Lula aussi fort que les syndicalistes. Rien de surprenant à cela étant donné les sommes colossales engagées dans les infrastructures par le biais de dépenses budgétaires, d’un programme dispendieux de dépenses en capital de Petrobras (la société pétrolière nationale brésilienne) et les crédits au logement pour les revenus faibles alloués par les banques d’état.

La popularité de Lula est représentative de son savoir-faire politique autant que de sa réussite sur les plans sociaux et économiques. Son gouvernement peut s’enorgueillir d’avoir restreint la pauvreté du pays (35 % à 22 % de la population) et d’avoir maintenu une tendance à la baisse des inégalités, dont la répartition est passée de 0,583 en 2003 à 0,548 en 2008 selon le coefficient de Gini (mesure de la concentration des richesses sur une échelle de 0 à 1).

Les nécessiteux ont vu leur revenu complété par une allocation mensuelle dans le cadre d’un programme de transfert de liquidités intitulé « Bolsa Familia » qui touche aujourd’hui plus de douze millions de foyers. Dans la même veine, le revenu réel des pensionnés a augmenté de plus de 30 % en moyenne au cours des huit dernières années, reflétant l’augmentation marquée du salaire minimum.

La réussite économique du Brésil sous Lula vient de la décision de poursuivre les mesures macroéconomiques du gouvernement antérieur, ce qui nécessitait d’opposer résistance à la vision plus radicale de certains membres du Parti des travailleurs. Le succès de Lula provient d’une part de la confiance qu’il s’est attirée durant les premières années, mais est aussi du climat international qui a été propice jusqu’en 2008. La Chine, très demandeuse de marchandises brésiliennes, a d’ailleurs joué un grand rôle. Les modalités d’échange du Brésil sont aujourd’hui de 18 % supérieures à celles de 2002.

Durant le mandat de Lula, la croissance s’est accrue et l’inflation est, pour la plupart du temps, restée contenue, même si elle demeure légèrement supérieure à celle des autres pays. Le taux de croissance, cependant, de 7 % cette année, qui met le Brésil sur un pied d’égalité avec l’Inde et la Chine, ne peut être maintenu, car il dépasse, de loin, la croissance potentielle. La consommation est encouragée par un taux-record de chômage faible (inférieur à 7 %) et par la hausse des crédits, passés de 22 % à 45 % du PIB entre 2002 et 2010.

Même si le Brésil ne peut continuer de croître aussi rapidement que la Chine, il semble néanmoins rester en lice. L’accroissement des investissements a repris son rythme effréné d’avant la crise – restant, à 19 % du PIB, toutefois bien trop bas pour endurer une croissance soutenue plus élevée. Les déséquilibres de la balance des paiements ont été supprimés dans le passé. Mais ils menacent aujourd’hui de refaire surface si la demande continue d’aller plus vite que la croissance de la production.

Dans l’immédiat, les financements ne devraient pas poser problème : les réserves en devises étrangères ont dépassé les 250 milliards de dollars ; l’investissement étranger direct, qui a chuté partout ailleurs, a toujours l’air prometteur. La conjoncture monétaire mondiale semble tendre vers une période prolongée de liquidités élevées et de taux d’intérêts internationaux bas. Au Brésil, le taux d’intérêt réel de base oscille entre 5 et 6 % par an, le taux le plus bas depuis l’introduction du real en 1994 (même s’il reste l’un de taux les plus élevés au monde).

L’épargne domestique est quant à elle une préoccupation majeure. L’austérité fiscale a contribué à inverser la tendance à la hausse de la dette publique, pour l’abaisser à un palier plus gérable (même si cette dette reste élevée par rapport à celle d’autres pays). La charge fiscale a augmenté de dix points de pourcentage du PIB en quinze ans, mettant le Brésil (avec ses 35 %) en porte-à-faux avec des pays au niveau de revenus per capita semblable.

L’affectation de taxes a poussé les dépenses actuelles (notamment celles concernant la sécurité sociale) à augmenter en même temps que les recettes, ce qui réduit la possibilité d’épargne domestique dans le secteur public. A cela s’ajoute le recul de l’excédent primaire. A l’avenir, la population vieillissante représente un défi majeur pour le système de sécurité sociale dont les frais sont déjà, en part de PIB, aussi élevés que ceux encourus par les pays développés où la partie de la population supérieure ou égale à 65 ans est le double de celle du Brésil.

Quand bien même l’investissement public est à la hausse, la faiblesse des infrastructures est un obstacle à une croissance plus solide, tout comme les changements fréquents de décision et l’affaiblissement des agences de régulation, phénomènes qui dénotent un désintérêt pour la stabilité et le besoin qui en découle de renforcer le cadre institutionnel du pays.

Qui plus est, l’intervention de l’état est à la hausse, tendance prouvée par le recours fréquent aux banques publiques, notamment à la BNDES, afin de maintenir l’investissement à un taux d’intérêt subventionné. Or, sur le long terme, la croissance de la production dépend d’une meilleure éducation, de provisions appropriées en termes de biens publics et d’infrastructures et d’un climat d’échange sain et stimulant pour les entrepreneurs et l’innovation. Cela signifie, entre autres, qu’il faut réviser le système fiscal, vu par beaucoup comme inefficace et tordu jusqu’à entraver la production domestique.

Sur ces points, le gouvernement de Lula s’est révélé improductif. Jusqu’à présent, sa popularité n’a pas été synonyme de populisme, du moins pas jusqu’à mettre les futurs progrès sociaux et économiques du pays en danger. Cela pourrait se produire, si le nouveau gouvernement n’inversait pas les tendances les plus récentes.

 

Brésil : croissance plus forte que prévu au 2ème trimestre, +8,8% sur un an

L'économie brésilienne a crû davantage que prévu au deuxième trimestre, illustrant la vigueur du rebond que connaît le pays après une courte récession l'an dernier.
Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,2% par rapport aux trois mois précédents et bondi de 8,8% sur un an, montrent les statistiques publiées vendredi par l'agence nationale des statistiques IBGE.
La croissance vigoureuse de la première économie d'Amérique latine, qui se classe au huitième rang au niveau mondial, apporte une preuve supplémentaire de l'influence croissante des marchés émergents, qui bénéficient pour beaucoup d'une croissance supérieure à celle des pays industrialisés depuis le début de l'année.
Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une croissance de 0,7% par rapport au trimestre précédent et de 8,0% sur un an.
Les rendements des contrats sur les taux d'intérêt ont progressé après la publication de la statistique, les investisseurs estimant que cette croissance plus forte que prévu devrait inciter la banque centrale à relever ses taux afin de contrôler l'inflation.
Les dépenses d'investissement ont augmenté de 2,4% par rapport au premier trimestre tandis que la consommation des ménages a progressé de 0,8%.
L'industrie a enregistré une croissance de 1,9% et l'agriculture une progression de 2,1% tandis que l'activité dans les services a crû de 1,2%.
Au premier trimestre, le PIB avait augmenté de 9% en rythme annuel, soit la plus forte hausse en plus de dix ans.
Les économistes prévoyaient un ralentissement en raison de l'arrivée à expiration d'avantages fiscaux liés à l'achat de voitures et d'électroménager, qui avaient contribué à sortir le pays de la récession.
En outre, le ralentissement des économies en Europe et aux Etats-Unis a pénalisé les exportations brésiliennes.


Cette vigueur de la reprise devrait profiter au candidat du président Luiz Inacio Lula da Silva, Dilma Rousseff, lors de l'élection présidentielle d'octobre. Pour le détail des statistiques : http://www.ibge.gov.br/home/presidencia/noticias/noticia_visualiza.php?id_noticia=1705&id_pagina=1

Par arnaudbleuez@hotmail.com
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